DO IT!

Essais clinique DO IT: effets de la vitamine D et interventions chez les tout-petits

Dr. Jonathon Maguire, St. Michael’s Hospital, University of Toronto

 

 

Contexte

 

Il existe des preuves consistantes que de nombreux enfants nord-américains âgés de plus d'un an ont des taux sériques de vitamine D inférieurs à ceux que l'Académie américaine de pédiatrie et que la Société canadienne de pédiatrie recommande. Les données de l'Enquête nationale sur l'évaluation de la santé et de la nutrition (NHANES) de 2001-2004 indiquaient que 65 à 70% des enfants avaient des niveaux de vitamine D <75 nmol / L.

 

Cependant, on ne sait pas quels bénéfices pour la santé seraient réalisés si les enfants atteignaient ces niveaux recommandés. Les données d'observation ont démontré une association entre le faible taux de vitamine D lors de la saison hivernale et le risque accrut d'infection virale des voies respiratoires supérieures (IVRS), les hospitalisations liées à l'asthme et l'utilisation de médicaments anti-inflammatoires. Cependant, on ne sait pas actuellement si la supplémentation en vitamine D sert à la médiation du risque d'IVRS et du risque d'exacerbation de l'asthme chez les enfants d'âge préscolaire. Un essai contrôlé randomisé est urgent pour déterminer si la supplémentation en vitamine D lors de la saison hivernale pourrait entraîner une réduction des IVRS viraux et de l'asthme, deux des maladies les plus fréquentes et les plus coûteuses de la petite enfance.

 

 

Objectif et protocole de l’étude

 

Cette étude déterminera si la supplémentation en vitamine D à « dose élevée» (2000 UI / jour) en saison hivernale par rapport à la «dose standard» de vitamine D (400 UI / jour) peut prévenir les IVRS confirmées en laboratoire et les exacerbations d'asthme pendant l'hiver chez les enfants d'âge préscolaire. Nous souhaitons également évaluer l'effet de la supplémentation en vitamine D à haute dose en saison hivernale sur les taux sériques de vitamine D ainsi que les virus RSV, adénovirus et grippal comme causes de l'IVRS. Les données de ce ECR seront utilisées pour effectuer une analyse économique du coût par rapport à l'avantage de la supplémentation routinière en vitamine D à «dose élevée» en saison hivernale chez les enfants d'âge préscolaire. Au-dessus de plus de 4 hivers successifs, nous recruterons 750 enfants en santé âgés de 1 à 5 ans. Les médecins participants font partie d'un réseau de recherche sur les soins de santé primaire appelé TARGet Kids !. Pour un minimum de 4 mois, les « doses standard » et les « doses élevées » du supplément oral de vitamine D seront distribuées au hasard parmi les enfants participants (200 enfants par groupe). Les parents obtiendront un écouvillon nasal de leur enfant avec chaque IVRS, signaleront le nombre d'exacerbations de l'asthme et complèteront les listes de contrôle des symptômes. Des visites médicales non planifiées pour les IVRS et les exacerbations de l'asthme seront enregistrées. D'ici mai, un échantillon de sang sera collecté pour déterminer les taux sériques de vitamine D.

 

 

Importance du projet

Identifier si la supplémentation en vitamine D des enfants d'âge préscolaire peut réduire les IVRS virales hivernales et les exacerbations de l'asthme et déterminer la dose qui peut réduire la morbidité importante de la population et les coûts sociétaux et en soins de santés qui sont associés. Cette information aidera à déterminer les pratiques et les recommandations en matière de politiques de santé liées à la supplémentation en vitamine D chez les enfants canadiens d'âge préscolaire en bonne santé.